bios (quelques tentatives)
écriture de Joseph Danan et Emmanuelle Rodrigues
conception et mise en scène Neus Vila
création lumière Sylvain Séchet
composition sonore et musicale Julien Gauthier
scénographie Xavier Bonillo
avec
Cédric Chayrouse, Julien Gauthier, Anne Gerschel, Sylvain Séchet, Neus Vila
du 21 octobre au 16 novembre
du mardi au samedi à 20h30, le dimanche à 17h
01 43 45 45 75
Théâtre de l'Opprimé
78, rue du Charolais
75012 Paris
Un espace nu. Des sachets transparents qui rappellent les emballages de certaines boites de jouets. De plus près des instruments de musique. De plus près encore des câbles, des projecteurs et enfin à l'intérieur des sachets des objets. Non, des playmobils, non, des corps (im)mobiles. Reste plus qu'à... Chaque pièce accrochée à son moule en plastique. Et l'humain dans tout ça ? Accroché aussi, inerte mais vivant. C'est là que tout commence, c'est là que tout s’achève ?
bios (quelques tentatives) est un conte initiatique qui s’inscrit dans notre 21ème siècle. C’est le chemin vers Ithaque, le rendez-vous pris avec nous-mêmes face à notre peur du temps présent. C’est l’exploration par le jaillissement des mots d’une matière où quelque chose de la vie devient théâtre. Comme l’a écrit Valère Novarina : « la bonne nouvelle du théâtre, c’est que l’homme n’a pas encore été capturé ».
« Bios évolue autour d’un thème : la vie, les vies, car ses manifestations sont infinies. La poésie, lyrique, impressionniste, proche d’une nature inviolée s’oppose aux services d’une époque, à l’âpreté des rapports humains, à l’intolérance et aux massacres. La compagnie du sarment propose un véritable partage, sérieux ou amusé, mais toujours profond. Elle joue aussi des petits riens, des silences, de quelques mots, de la musique surgissant en fond de scène, des contrastes entre le clair-obscur et la lumière, de la manipulation d’objets qui scandent un spectacle total déployé de façon subtile pour créer une intime convivialité ».
Faim d'écrits
Le nouveau pays d’Emmanuelle Rodrigues
mise en espace de Cédric Chayrouse et Emmanuelle Rodrigues
mise en son Julien Gauthier et Elsa Marquet-Lienhart
mise en lumière Sylvain Séchet
avec Neus Vila
durée : 0h30
Entrée libre, réservation : 01 40 21 09 65
Dimanche 16 mars à 17h00
Opéra Bleu
96, avenue de la République
93300 Aubervilliers
Cette petite forme sera également présentée lors du cyle Les répétitions à l'espace Carré de Baudouin (121 rue de Ménilmontant - 75020 Paris) le jeudi 13 décembre 2007 de 18h à 20h30
(…)La simplicité du geste de l’acteur à dire le poème suffira,
de façon à ce que même de loin on entende le murmure,
et qu’on perçoive aussi à travers ce qui vient à peine de s’écrire,
rythme, souffle, et musicalité.(…)
La voix est là pour le dire(…)
« Après des débuts dans le théâtre, je me suis tournée vers l’écriture. Plusieurs revues ont accueilli mes poèmes. Suivent deux recueils en 2003 et 2006 aux Editions Eclats d’Encre.
Ce qui apparaît au fil du temps, c’est que l’écriture est un désir de toute part d’éloignement de tout voir, de tout geste, de toute parole, sans doute pour mieux y revenir. Dans le poème, le souffle affleure et s’échappe de la page du livre. La parole que le poème retrouve, et celle que parfois l’acteur porte hors de lui, nous fait aborder le temps de notre écoute, la vie au présent. »
Emmanuelle Rodrigues est née en 1965. Après des études de Lettres, elle s’engage dans une aventure de théâtre qui la mène aux abords du jeu et de la mise en scène. Puis, elle se consacre exclusivement à l’écriture, tout en travaillant dans la librairie. Bénéficiaire de la bourse de découverte du CNL, elle a publié des recueils de poésie dans de nombreuses revues dont Voix d’Encre, Europe, Poésie 99, et Petite…
Faim d’Ecrits* Chantier éphémère qui pousse les limites de la dramaturgie. Microforme qui se définit dans l’entre-deux, ce ne sont ni des lectures, ni des spectacles, elle revendique en premier lieu le processus créatif. Une “mise en“.
Soeur étrangère
poèmes de Maria Mercè Marçal
mis en espace par Cédric Chayrouse
événement organisé par l'Institut Ramon Llull
avec :
Lo Data (chant et guitare)
Anne Gerschel
Neus Vila
Entrée libre, renseignements : 01 40 21 09 65
Mercredi 12 Mars à 19h00
Centre d'études catalanes
9, rue sainte croix de la bretonnerie
75004 Paris
Métro Hôtel de Ville ou Saint Paul
És perquè et sé germana que puc dir-te estrangera. Car je te sais ma soeur, je peux te dire étrangère. Sense treva esbossada, sense treva abolida Esquissée sans trêve, abolie sans trêve aquesta guerra que m’uneix a tu cette guerre qui me lie à toi en un pacte de sang inestroncable. par un pacte de sang intarissable. És perquè et sé estrangera que puc dir-te germana. Car je te sais étrangère, je peux te dire soeur.
Maria Mercè Marçal, Llengua abolida (1973-1988)
Poète, traductrice (notamment de Colette et de Marguerite Yourcenar). D’abord professeur de catalan, elle se fait connaître en 1977 avec Terrier de lunes (Prix Carles Riba 1976). Viennent ensuite Sorcières en deuil (1979), Sel ouvert (1982), La sœur, l’étrangère, où elle est la première à aborder, dans la littérature catalane, l’amour entre femmes, et Dégel (1989). L’ensemble de sa poésie a été rassemblé dans La langue abolie 1973-1988 (1989). En 1994 elle se lance dans la narration avec un magnifique roman : La passion selon Renée Vivienne, récompensé par le Prix National de la Critique, le Prix Carlemany, le Prix de la Critique serra d’Or et le Prix de l’Institution des Lettres Catalanes 1996.
Repas de soutien
Vendredi 8 juin à partir de 19h30
La Rotisserie
4, rue Sainte Marthe
75010 Paris
Réservations : 01 40 21 09 65
Au programme, l'organisation d'un grand repas de soutien, En ce temps de vaches maigres il est temps pour nous de se mettre aux fourneaux.
Cellule culinaire de crise
Au menu : une délicieuse entrée, un plat exquis, et un dessert merveilleux
Venez dîner, venez nombreux, c'est la grande bouffe (au prix que vous voudrez).
En avant première :
Serge le sommelier tentera de vous dérober vos portefeuilles, attention à lui
Neus au shaker pour sa Margarita séduction
Pascal se la joue le roi des épices
Anne au service quel délice
Rassurez-vous ce n'est pas Neus qui prépare, on cloue les hommes en cuisine, n'est-ce pas Cédric ?
Carnet de Théatre, les politiques de la scène
Laboratoire de recherche : l’atelier du spectateur
Jeudi 14 juin 2007 à 18h00
Entrée libre, sans réservation
Mairie du 20° (Salle des mariages), place Gambetta
L’atelier du spectateur sera consacré au spectacle théâtre-cirque HUMAN (articulations), de Christophe Huysman, qui se joue au Théâtre Paris-Villette du 5 au 30 juin par la Compagnie Les Hommes Penchés.
Christophe Huysman est acteur, auteur et metteur en scène, il crée la Compagnie Les Hommes Penchés dans le but de produire des spectacles qui proposent de conjuguer différentes disciplines et articule son travail d'auteur en "laboratoire mobile" de recherche et de transmission nomades.
HUMAN, 6 interprètes, 3 mâts chinois, 1 cadre fixe, 2 aiguilles et 1 échelle…spectacle qui mêle cirque et théâtre, parole et corps, pour témoigner de la situation des malmenés, des humiliés, de ceux qu’on a volé, de ceux qui ont perdu leur voix, leur voie.
« Sur un texte aussi drôle que cruel, six circassiens évoluant sur mât chinois, poutre et échelle nous alarment sur la notion, mise à mal, du collectif. Un spectacle vif, jubilatoire et corrosif. Vous avez dit humanité ? »
Grâce à une captation vidéo, nous mettrons à l’épreuve notre sens critique en décryptant et en analysant quelques scènes du spectacle.
Carnet de Théatre, les politiques de la scène
La relation de la scène à la salle
Jeudi 10 mai 2007 à 18h00
Entrée libre, sans réservation
Mairie du 20° (Salle des mariages), place Gambetta
Invité : Marie-Madeleine Mervant-Roux
Nous allons nous intéresser à l’évolution historique du statut de spectateur, à son attitude, à son positionnement délicat entre sa réalité, son monde et la fiction qui lui est proposée. Enfin, nous interrogerons la tentation, le désir de mettre en scène le spectateur, le public de théâtre. Afin d’analyser ensemble cet autre personnage qui est le spectateur, nous vous demandons de fouiller au fond de vos mémoires, et de penser à votre première représentation théâtrale, à la plus belle, la plus marquante, la plus touchante et enfin à votre plus grand échec de spectateur.
Marie-Madeleine Mervant-Roux est chercheur au CNRS (laboratoire ARIAS – atelier de recherche sur l’intermédialité et les arts du spectacle), elle est chargée de cours à l’Institut d’études théâtrales (Université de Paris III-Sorbonne nouvelle). Son travail porte sur la représentation théâtrale (domaine occidental) dans ses deux grands modes de développement : professionnel et amateur, et en particulier sur la place originale assumée par le spectateur dans cet art. Elle a publié Figurations du spectateur (L’Harmattan Éditions, coll. Univers Théâtral, 2007) L’Assise du théâtre. Pour une étude du spectateur (CNRS Éditions, coll. Arts du spectacle, 1998) et dirigé l'ouvrage collectif : Du théâtre amateur. Approche historique et anthropologique (CNRS Éditions, coll. Arts du spectacle, 2004). Elle est aussi l’auteur de nombreuses études sur la création scénique contemporaine. Elle prépare actuellement un ouvrage collectif sur le théâtre de Claude Régy pour la collection « Les Voies de la création théâtrale ». Elle fait partie depuis 1998 du comité de rédaction de la revue ThéâtreS (ex Théâtre s en Bretagne).
Carnet de Théatre, les politiques de la scène
Le monde des subventions
Jeudi 8 mars 2007 à 18h00
Entrée libre, sans réservation
Mairie du 20° (Salle du conseil), place Gambetta
Invité : Michel Simonot
Pour nous éclairer sur la mise en pratique de cette notion de politique de la scène, engageons-nous sur le chemin des grandes institutions.
Expert à la DRAC Île-de-France (Direction Régionale des Affaires Culturels), Michel Simonot, est écrivain dramaturge de la Compagnie chorégraphique Brigitte Dumez et à l’Actuel Free Théâtre; et a été maître de conférence en sociologie à l’université de Rouen. Depuis mars 2005, il est artiste associé au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis, Centre Dramatique National.
Quatre femmes et le soleil de Jordi Pere Cerdà
mise en scène de Neus Vila
Du 4 au 27 janvier 2007 au Théâtre de l’Opprimé
Réservations : 01 43 40 44 44
(du mercredi au samedi à 20h30
et le dimanche à 17h
relâche les lundi et mardi et le samedi 6 janvier et dimanche 7 janvier)
Théâtre de l’Opprimé
78-80 rue du Charolais – 75012 Paris
Métro : Reuilly-Diderot ou Montgallet
Durée du spectacle : 1h50
« Non, rien n’a été perdu à la traduction, de la beauté, de la force, du lyrisme de ce texte qui n’émeut pas mais bouleverse, qui est comme un coup de poinçon au cœur, qui happe, étreint, et même glace. Il n’y a que le texte et les comédiennes, leurs présences et leurs voix. Le choix de la mise en scène est celui du dépouillement, un espace quasi vide délimité au ruban adhésif, symbole de l’enfermement, pour ce huis clos à quatre voix « un quatuor pour voix de femmes ».
Carnet de Théatre, les politiques de la scène
La direction et la programmation d’un Théâtre
Jeudi 11 janvier 2007 à 18h
Entrée libre, sans réservation
Mairie du 20° (Salle du conseil), place Gambetta
Invitée : Catherine Anne
La rentrée 2007 accueillera Catherine Anne qui nous parlera de son travail de directrice et programmatrice du Théâtre de L’Est Parisien.
Après avoir animé la Compagnie « A Brûle-pourpoint » depuis 1987, elle prend la direction du Théâtre de l’Est Parisien en 2002. Depuis elle écrit et met en scène Ah là là ! quelle histoire, Le Bonheur du vent, Petit, Du même ventre, Une petite sirène.
Rencontre autour de l’œuvre de Jordi Pere Cerdà
Samedi 13 janvier 2007 à 18h00 au Théâtre de l’Opprimé
Entrée libre
Réservations : 01 43 40 44 44
avec :
Jordi Pere Cerdà
Jean-Baptiste Para (poète, rédacteur en chef de la Revue Europe)
Lionel Richard (poète, essayiste, collaborateur au Magazine Littéraire et au Monde Diplomatique)
Antoni Cayrol (dit Jordi Pere Cerdà) est né à Saillagouse (Catalogne Nord) en 1920. Issu d’une famille fermière et commerçante, il débute ses études secondaires à Perpignan. Une longue maladie des poumons l’oblige à tout arrêter et à retourner dans sa Cerdagne natale dont il dit « cela m’offrit beaucoup de temps pour réfléchir ». Parallèlement à ses métiers de boucher et de libraire, il mène un travail intellectuel et littéraire en autodidacte : « Je suis un homme qui est issu du peuple et qui a grimpé toutes les marches qui vont du parler oral au parler réfléchi et écrit (…) ». Honoré de « la Creu de Sant Jordi » (La Croix de St Georges), il reçut en 1988 le prix national de poésie catalane et en 1995 le prix d’honneur des lettres catalanes.