Le nuage en pantalon
Dans le cadre de l’année de la Russie en France, la compagnie banal-molotov et la compagnie du sarment ont le plaisir de vous présenter le spectacle poétique Le nuage en pantalon de Vladimir Maïakovski.
Bientôt au square du Pavillon Carré de Baudouin
121 rue de Ménilmontant - M° Gambetta (L2 et L3bis)
Ce spectacle a été présenté les 8, 9 et 10 avril 2010 à
20h à La Fabrique MC11 - 11 rue Bara
93100 Montreuil- M°Robespierre (ligne 9)
On sent dans l’oeuvre de Maïakovski un désir de bousculer la littérature en introduisant dans la forme comme dans le contenu le langage et les inquiétudes du peuple. Nous sommes en 1914, l’auteur, porté par le mouvement futuriste, écrit du haut de ses 22 ans Le nuage en pantalon, poème qui annonce la révolution russe de 1917.
Pour ce travail, Natacha Kantor qui signe la mise en scène a conçu une forme simple, nue et brute, comme une performance, où l’instant et le rapport direct avec le spectateur prend le pas sur tout le reste.
Sur le plateau une comédienne, Neus Vila et un VJ (vidéo-jockey, comme un DJ, mais de vidéo), François Grandjacques, qui jongle avec une cinquantaine de vidéos créées pour ce spectacle. Il suit le rythme de l’acteur, ses tensions, son énergie, faisant de chaque représentation une œuvre unique, les vidéos ne se mêlant jamais de manière identique. Le projet est également conçu de manière à ce que la vidéo soit l'unique source de lumière du spectacle.
Ce projet est né du désir de faire partager un texte qui, bien qu’ancien, nous parle vivement de notre monde. Le texte évoque, par exemple, cet événement qui s'est déroulé au début du 20ème siècle à Moscou : la société Van Houten a demandé à un condamné à mort de crier au public, juste avant que sa sentence ne soit mise à exécution : « Buvez du Cacao Van Houten! », en échange sa famille serait nourrie à vie après sa mort.
Mettre en valeur le sens et la musicalité du texte : laisser entendre les mots comme le poète le faisait lui-même lorsqu’il se produisait dans les cafés futuristes. On pourrait dire que les poètes comme Maïakovski ont ouvert la brèche à la pratique du slam.