Prisonnière-s


d’après la pièce Angeleta et autres textes
de l’auteur Jordi Pere Cerdà

avec :
Béne Carrat, Guille Vidal-Ribas,
Neus Vila Pons
, Sébastien Chatron et Sarah Bernardy

adaptation et mise en scène Neus Vila Pons
dramaturgie et musique Sébastien Chatron
scénographie et costumes Sarah Bernardy
chorégraphie Lali Ayguadé
collaboration artistique Cédric Chayrouse



CRÉATION 2016
THÉÂTRE
DANSE CONTEMPORAINE
MUSIQUE EN DIRECT

adaptation et mise en scène Neus Vila Pons
Trois comédiens-danseurs, un musicien
6 personnes en tournée
> Durée : 1h10

TOUT PUBLIC > à partir de 13 ans
SCOLAIRES : quatrième – terminale


Prisonnière-s

SPECTACLE PLURIDISCIPLINAIRE À PARTIR DE L’ŒUVRE
DE JORDI PERE CERDÀ

« Ce monde cerdan, vaste, ouvert et fermé, lumineux et ombragé, doux et indomptable, rugueux et suave, violent et serein, terrestre et cosmique, toujours égal à lui-même et toujours différent, autant local qu’universel dans ses propos ».

Jordi Pere Cerdà accompagne mon parcours depuis 2003. Son écriture m’émeut de par son essence purement organique. Lors de la création française de Quatre femmes et le soleil, j’avais voulu rendre hommage aux femmes de la montagne, mes aïeules en quelque sorte : cette dure carapace qu’on montre en dehors, cachant l’intime des êtres bien en dedans. C’est avec plaisir que je me suis plongée dans son écriture et que j’ai partagé avec les comédiennes, puis avec le public, ce vaste monde intérieur et cette soif de liberté qui jaillissent de ses textes.

Plus récemment encore, nous nous sommes immergés dans son œuvre avec L’Ocell Cerdà/L’Oiseau Cerdan, spectacle poétique en hommage à l’auteur. Là encore, la quête de liberté, la recherche d’épanouissement de l’être se dégageaient de son écriture.

Jordi Père Cerdà nous a légué son œuvre en cadeau, à nous tous de la servir au mieux.

Avec Prisonnière-s je souhaite travailler sur l’aliénation des individus. Ce sont particulièrement les femmes qui la subissent dans des sociétés régies par des lois trop anciennes.

Afin de rendre la parole de Jordi Père Cerdà plus sensible et contemporaine pour les nouveaux publics, nous allons batir notre projet à la manière d’un palimpseste. Le travail s’appuiera essentiellement sur Angeleta, mais aussi sur d’autres textes et poèmes contemporains. Cette mise en relation permettra de faire jaillir les couches inférieures du texte qui transparaissent en filigrane, de mettre l’accent sur l’organicité de l’écriture, et ainsi de renforcer notre propos.



L’histoire

Angeleta est l’histoire d’une jeune fille, naïve et peu armée, comme on l’est souvent lorsque le premier amour frappe à notre porte. Mise enceinte hors mariage et abandonnée, elle sera mariée à un homme plus âgé. Prisonnière du secret qu’elle porte dans son ventre et qu’elle devra révéler, Angeleta vivra le cœur serré: une lutte intérieure qui la fera grandir.

L’intime se définit comme ce qui est le plus au-dedans et le plus essentiel d’un être ou d’une chose, en quelque sorte l’intérieur de l’intérieur. L’intime peut être accepté ou refusé, instauré ou détruit, il ne saurait être ignoré.

Jean- Pierre SARRAZAC
Théâtres intimes, Actes SUD, 1989


Le plateau :
une écriture plurielle

Je vais amorcer le travail de plateau en exploratrice, travailler la langue comme un volume, l’écriture comme un espace inconnu où tout est possible. Parole, musique, instruments et voix, corps des acteurs, espace et lumière seront des vases communicants racontant un tout : qui est Angeleta ? Que ressent-elle? Comment va-t-elle s’en sortir ? Voilà la boussole de notre travail : être au plus proche de la lutte d’un être humain revendiquant son identité.

La valse, la ronde, l’accordéon, le souffle qu’ils produisent, ce rythme joyeux des fêtes populaires basculera dans un tourbillon d’énergie, un maelström musical et visuel ; parce qu’un regard, une mélodie, un souffle, un corps en mouvement peuvent raconter l’humanité, si l’on veut bien les entendre.



Prisonnière-s

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Dossier artistique


Tournée 2017/2018